Selon Jean Arthuis, Président de la Commission des Finances au Sénat, entre 500 millions et 1 milliard d’Euro sont versés par les fournisseurs aux distributeurs de la grande distribution, en clair aux centrales d’achats.

Nouveau revers pour les enseignes de la grande distribution. Ce matin, le sénateur Jean Arthuis s’attaque dans «Le Parisien» à des financements versés par les industriels aux distributeurs sur des comptes en Suisse. «Les fournisseurs référencés (distribués) se voient obligés de verser une somme d’environ 1% du montant du marché passé à une société basée en Suisse, chaque grand distributeur possédant sa propre entité juridique hors de France affirme Jean Arthuis. Cinq grandes enseignes de la distribution profitent de ces commissions pour «échapper à l’administration fiscale», avec pour conséquence d’augmenter «d’autant le prix de vente des produits aux consommateurs», selon le président de la Commission des Finances au Sénat. Entre 500 millions et 1 milliard d’euros sont ainsi engrangés par cinq enseignes. Une «redevance soi-disant destinée à contribuer au développement international de leur groupe», poursuit Jean Arthuis. Des pratiques qui auraient tendance à augmenter «depuis que l’Etat tente d’imposer davantage de transparence sur les prix.»

Avec de telles pratiques, comment est-il possible d’accorder sa confiance aux hypermarchés, qui mènent la politique de prix qui leur convient, où se trouve la concurrence alors que les grands distributeurs ont toujours fondé leurs arguments sur ce thème.

Et d’ailleurs, pourquoi des centrales d’achats, pour pouvoir répartir les marges bénéficiaires sur plusieurs sociétés ? Pour nous enfumer, comme d’ordinaire ?

Un peu facile, pour des enseignes qui prétendent défendre le pouvoir d’achat et maintenir “les prix les plus bas”.